Charte de la Coordination Vigilance OGM Poitou-Charentes
L'apparition des OGM en France, dans l'alimentation et sous forme d'essais en milieu ouvert, suscite de nombreux débats au sein de l'opinion publique, du milieu agricole, de la communauté scientifique et de la classe politique. La Région Poitou-Charentes, qui "accueille" depuis plusieurs années des parcelles de maïs transgénique, est tout particulièrement concerné par ce sujet.
La coordination Vigilance OGM Poitou-Charentes vise à rassembler des organisations (associations, syndicats, organismes professionnels) et des citoyens autour de la question des organismes génétiquement modifiés, dans des perspectives d'information, de réflexion et d'action (réunions, débats publics, campagnes d'interpellations).
Les points qui suivent constituent le tronc commun qui fédère les membres de cette coordination. Ils représentent son positionnement propre, en tant que coordination, sans remettre en cause la diversité des sensibilités qui le composent et la nécessaire multiplicité des formes d'action.
Compte-tenu
des incertitudes scientifiques, des risques de contamination et en application
du principe de précaution, la coordination Vigilance OGM s'oppose dans les
conditions actuelles à toute forme de culture de plantes transgéniques en
milieu ouvert, quelle que soit leur vocation (agricole ou thérapeutique).
La
coordination Vigilance OGM ne serait pas hostile à l'utilisation d'OGM en
milieu strictement confiné, dans le cadre d'une recherche transparente,
intégrant une part conséquente d'évaluation de cette technologie et soumise
à un contrôle citoyen.
La
coordination Vigilance OGM condamne fermement toute forme de brevetage du
vivant, qu'il soit humain, animal ou végétal.
La coordination Vigilance OGM ne saurait porter un jugement sur d'éventuelles actions de neutralisation de parcelles transgéniques, considérant qu'il est de la responsabilité de chaque individu d'y prendre part ou non. Pour sa part, la coordination Vigilance OGM situe clairement son action dans les limites de la légalité.
Fait à Melle, le 21/09/04